LA VIE A FERNANDO POO (ses us et coutumes)

Le règne sanguinaire de Francisco Macias.

LA TERREUR A BIOKO

Macias Nguema, en 1970, gouverna par la terreur, la plupart des Européens (environ 7000 Espagnoles) quittèrent le mpays. Pour les remplacer, il fit appel à des techniciens des pays socialistes en provenance de Cuba, de la Chine, de l'URSS, de la Corée du Nord, etc. Quant aux Nigérias de Fernando Poo qui travaillaient dans les plantations de cacao, la quasi-totalité (environ 30 000 d'entre eux) partirent parce que les Equato-Guinéens les maltraitaient et ne les payaient pas. Pour remplacer les Nigérians, le président Macias obligea plus de 20 000 Fangs de le région du Rio Muni à travailler dans les plantations de cacao à l'île de Fernando Poo (Bioko). Ces nouveaux "esclaves du cacao", peu habitués à la culture des plantations, transformèrent l'économie nationale en véritable gachis. L'industrie agroalimentaire cessa quasiment d'exister, le réseau routier devint inutilisable, les importations extérieures furent réduites au minimum, occasionnant ainsi une effroyable pénurie en matière d'alimentation, d'habillement, de médicament et d'équipement de toute sorte.Le peuple sombra dans la misère et la famine. Des milliers d'Equato-Guinéens moururent, des villages entiers du Rio Muni furent rasés, les opposants politiques furent massacrés et plus de 100 000 se réfugièrent à l'étranger, surtout a Gabon, au Cameroun mais aussi en Espagne.

Souligons que la Guinée Equatoriale a eu moins de chance avec les pays lusophones. En effet, l'Etat équato-guinéen a vu sa candidature repoussée à deux reprises, soit lors de la réunion des ministre des pays membres de la CPLP (la Communicade dos Paises de Lingua Portuguesa ou Communauté des pays de langues portugaises) de juillet 1997 à Salvador da Baia (brésil), puis en 1998 lors du Sommet du Cap-Vert. Pour justifier sa candidature à la CPLP, le gouvernement avait avancé que le pays était enclavé entre des pays francophones (Cameroun et Gabon) et anglophones (Nigéria) et qu'il faisait partie d l'aire linguistique libéro-américaine. La Guinée équatoriale, qui n'appartenait jusque-là à aucune  organisation internationale fondée sur une langue commune, souhaitait être accueillie dans l'ensemble lusophone dont elle se considérait linguistement proche. Quoi qu'il ensoit, la Guinée équatoriale fait maintenant partie de la francophonie.

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